Festival d’arts vivants
Libérer l’imaginaire et nourrir les luttes
Ici s’ouvre une brèche d’où exulte l’apparition de possibles alternatifs indociles. À l’étouffement de l’étroitesse, s’oppose le décloisonnement entre le futuriste et l’ancestral, le très réel et le surnaturel et entre le mythique et le banal.
Chien-homme, transes célestes et plancton fabulé; le cri guttural est celui des zombies qui veulent vivre et la fête des monstres se dresse en front à l’horreur véritable. À la conformité malveillante et à la cruauté normalisée, s’oppose l’affirmation du fièrement étrange, le régal du débordement: On couvre d’amour les bizarres, on écartèle les injonctions lâches, on défroque la culture hégémonique blanche et on mange des pizzas pour que demain soit barbouillées nos gueules extra-terrestres de délices ruisselants.
Car à côté des luttes sociales et politiques se joue une bataille tout aussi déterminante : celle de l’imaginaire. Une lutte intime et collective qui nourrit nos mouvements, réanime les chairs et prépare les victoires. Les 12 projets de la 20e édition, rassemblés par JJ Houle, Camille Huang, Sovann Rochon-Prom Tep et Claudel Doucet, nous proposent autant de vaisseaux sensibles vers des rêves magistraux où s’espérer toujours plus lumineuses, solidaires et joyeux.
Parce que se réapproprier la force de nos imaginaires est politique, nous souhaitons partager la pizza avec vous.
Claudel
et toute l’équipe du festival
