
Samedi 1er juin à 16h et dimanche 2 juin à 18h
Théâtre La Licorne
20$ régulier / 12$ étudiants / 15$ tarif de la relève (35 ans et moins)
WHAT BLOODY MAN IS THAT?
LA FABRIK - Angela Konrad
Théâtre-laboratoire | Opérette trash | 1h10
Ce laboratoire sous forme d’opérette trash examine le couple Macbeth préoccupé à jouir du pouvoir. Sous le regard de deux corbeaux ensanglantés, cette série de cauchemars fouille les fondements de la condition humaine, rythmée par des tours de chant et des séances de cure psychanalytique.
Le (dés)enchantement selon Angela Konrad :
Si on considère que le désenchantement est la mesure d’un écart, et si on considère qu’il est associé aux dérives d’un capitalisme tardif, on pourrait penser que le désenchantement nous amène à réévaluer toujours et encore le rapport entre être et avoir tant au niveau individuel que collectif. Ceci pourrait constituer la prémisse même d’un réenchantement possible.
Texte : D'après Macbeth de Shakespear
Traductions :Michel Garneau, Heiner Müller
Adaptation et mise en scène : Angela Konrad
Musique : Stéfan Boucher
Avec : Philippe Cousineau, Dominique Quesnel, Andréane Leclerc, Marc-André Goulet.
NOTES BIOGRAPHIQUES – LA FABRIK
La compagnie théâtrale LA FABRIK a été fondée à Montréal en 2011 par Angela Konrad, metteure en scène et dramaturge d’origine allemande. Immigrée en 2010 au Canada, Angela Konrad a vécu une vingtaine d’années en France où elle a co-dirigé la Compagnie In Pulverem Reverteris. Elle a monté et démonté entre autres Bertolt Brecht (Baal, La mère), William Shakespeare (Richard III, Hamlet), Heiner Müller, (Paysage sous surveillance, Müllermachine, Macbeth d’après Shakespeare). Dans le cadre d’une résidence à l’Usine C en 2012, elle a présenté son premier travail montréalais, intitulé Variations pour une déchéance annoncée d’après La Cerisaie de Tchekhov, qui sera programmé à l’automne 2013 à l’Usine C. Angela Konrad est professeure en théorie et pratique de la mise en scène à L’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
C’est en toute lucidité qu’Angela Konrad retrouve la fonction première de la représentation : convoquer les morts, la mémoire du monde, les ombres qui nous hantent et inscrire ce petit manège pas très reluisant dans un présent, une dynamique, un devenir… le leurre dramaturgique qui assure la structure de l’objet dramaturgique n’est pas une fin en soi, mais la mise en abyme du réel au plus profond du jeu. Et l’on passe ainsi du jeu au je.
F. Kahn dans Mouvement, 2002, à propos de Robert ou ce qu’il en reste
Autour d’Heiner Müller elle construit une exposition d’objets théâtraux drôles ou pathétiques avec une ironie, un rythme, une nostalgie et un sens de l’espace qui, sans causalité ni continuité, construisent l’image cohérente d’une humanité atteinte par une animalisation régressive (Cirque pour animaux de la post-histoire.
A. Freschel dans César, 2006 à propos de Müller Machine